Culture

ProAct dans les règles de l’Art

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L’hôtel est un lieu de vie, de travail mais aussi un lieu de déambulation et parfois de culture. La preuve par l’exemple avec les établissements ProAct de Vaugirard Montparnasse et de Nîmes.
Alexis Benitez

« Sur les toits du Novotel », exposition de photos des toits de Paris, met en scène une série de clichés de Paris réalisés par le photographe Alexis Benitez depuis le dernier étage de l’hôtel Novotel Vaugirard.

Depuis le début de l’année et jusqu’à cet été, le Novotel Vaugirard Montparnasse accueille « Sur les toits du Novotel », une exposition de photos des toits de Paris. Installée au 7e étage, elle met en scène une série de clichés de Paris réalisés par le photographe Alexis Benitez depuis le dernier étage de l’hôtel.

Tout a commencé il y a deux ans lorsque Hiba Fares, Directrice Générale de l’hôtel, entreprend de valoriser les espaces de l’hôtel, notamment l’étage des salles de réunions : « Nous avions de beaux espaces, baignés de lumière et complètement sous-exploités. J’ai pris contact avec Art Actuel, une entreprise spécialisée dans la location et l’achat d’œuvres d’art pour réfléchir au moyen de valoriser l’endroit. »

 

 

 

Alexis BenitezUn même point de vue
En plus d’un partenariat prévoyant la mise en place d’œuvres renouvelées tous les six mois, la discussion évolue rapidement vers une autre action :
« Pour être pertinente, la démarche ne doit pas se limiter à la seule décoration d’un espace, les œuvres présentées doivent avoir un lien avec le lieu, l’entreprise ou son histoire » explique Anna Senna, Directrice d’Art Actuel. « J’ai présenté à Hiba Fares un jeune photographe dont le travail me semblait en phase avec l’hôtel. » Cette dernière a laissé carte blanche à l’artiste, qui a librement choisi de photographier Paris depuis le toit de l’établissement.

 

L’art pour s’oxygéner
Ainsi a débuté l’aventure entre l’hôtel et le monde des arts ! Au-delà du coup de pouce qu’elle représente pour le photographe, dont c’est la première exposition ouverte au grand public, la présence des photos d’Alexis Benitez dans les espaces de pauses du 7e étage apporte aux clients de l’hôtel une bouffée d’oxygène, une ouverture sur l’extérieur en sortie de réunion. « Notre valeur ajoutée ne se limite pas à une offre de prestations de services » conclut Hiba Fares. « Les clients viennent aussi chez nous pour un environnement, un cadre particulier. »

3 questions à Freddy Cerda, Directeur du Novotel de Nîmes

L’hôtel accueille régulièrement des artistes contemporains, peintres, sculpteurs, plasticiens…

Novotel Atria Nîmes CentreL’art semble occuper une place importante dans votre établissement. Pourquoi ?
Freddy Cerda : J’ai d’un côté de très beaux espaces dans l’hôtel et, de l’autre, une passion pour les arts, qu’il s’agisse de peinture, de sculpture, de spectacle vivant… J’ai créé il y a six ans la Feria du rire de Nîmes que nous accueillons dans notre auditorium. L’hôtel est ainsi devenu un lieu de vie, de rencontre et d’échange.

Cela signifie-t-il que tous les types d’arts et d’artistes ont vocation à se retrouver dans l’hôtel ?
Freddy Cerda : Je ne pense pas. Sans parler de l’auditorium et des spectacles qu’il peut accueillir, l’hôtel n’a pas vocation à devenir une galerie d’art. De plus, il est important que les artistes et les œuvres exposés aient un lien avec l’hôtel. Nous sommes installés à Nîmes, ville de tauromachie, ce qui nous a naturellement conduit à nous focaliser sur les artistes contemporains travaillant sur cet univers, qu’ils soient connus ou pas.

Qu’est-ce qui vous différencie d’une galerie d’art, hormis le fait que vous soyez d’abord et avant tout un hôtel ?
Freddy Cerda : La principale différence est que je n’entretiens aucune relation financière avec les artistes exposés. S’ils vendent une œuvre, l’hôtel ne touche rien. Contrairement à une galerie d’art, je veille à ce que les œuvres exposées ne choquent pas, ne dérangent pas la clientèle de l’hôtel. Nous sommes très attentifs aux retours faits sur les travaux exposés.