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Et on remet le son !

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On lui prête de nombreuses vertus qui ne sont que rarement utilisées dans un cadre événementiel. La musique adoucit les mœurs, dit-on, détend ou stimule… Tout le monde le sait, et pourtant !
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© Fabrice Rambert

Dans le meilleur des cas, la musique se retrouve cantonnée au rôle de simple jingle, le plus souvent à celui d’un bruit de fond « meublant » l’ambiance. « Le son a pourtant son importance, rappelle Julie Raymond, responsable commercial du Novotel Convention & Wellness de Roissy. Nous observons régulièrement son influence, tantôt dynamisante, tantôt relaxante, sur les publics lors des réunions. La musique régule clairement l’ambiance, mais reste globalement sous-exploitée. » Plus qu’un agrément, qu’un accessoire, la musique est une composante de l’identité d’une marque ou d’une entreprise comme le nom et le logo.

La plus-value de l’expérience

De la même manière qu’elles souhaitent voir les salles dans lesquelles elles reçoivent leurs publics être mises à leurs couleurs, les entreprises auraient donc tout intérêt à les mettre « à leur son ».
C’est le credo de Michaël Boumendil, patron fondateur de Sixième Son, spécialiste de la communication sonore (il a notamment conçu l’identité sonore de SNCF) : « On se construit et l’on construit son futur en s’appuyant sur ce que l’on a déjà vécu. La musique et certains sons, parce qu’ils font référence à des souvenirs, influencent le comportement et donc la manière de percevoir une situation, un message. C’est en partie grâce à la musique que le public accepte de faire de longues minutes de queue à Disneyland. C’est aussi en partie grâce à elle que le stand Renault était celui où l’on restait le plus longtemps au dernier Mondial de l’Automobile ». En mode majeur, une musique au tempo et au rythme rapides, diffusée à un volume élevé, excite. Une autre, au tempo plus lent et au rythme ferme, diffusée à un volume moyen, force le sérieux… L’environnement sonore conditionne donc le public, le rend plus ou moins actif, plus ou moins concentré…

Une affaire de pro ?

Le son est un générateur de plus-value expérientielle pour peu qu’il soit utilisé pour ce qu’il est, ni plus, ni moins : « Dans un événement, on n’écoute pas la musique, on l’entend. La nuance est importante », insiste Michaël Boumendil. Le son doit exprimer une image, une idée, un message. « On voit d’ailleurs bien la différence entre un séminaire organisé par un vrai chef de projet ou par une personne dont ce n’est pas le métier, remarque Nathalie Thessieu, responsable des ventes du Novotel de Saclay. Sur certains projets, la musique n’est pas seulement un « réveil » marquant le début et la fin des séances. C’est un fil rouge qui guide les participants tout au long de la journée ». Sans aller jusqu’à faire du choix d’une musique son un sujet hautement sensible, dites-vous que le son mérite qu’on lui prête un peu plus l’oreille !

La musique rythme l’événement

Nathalie Thessieu garde en mémoire une convention organisée au Novotel de Saclay par le groupe PSA durant laquelle la musique jouait un rôle central : « Je me souviens des répétitions durant lesquelles la cliente mettait un soin particulier dans ses choix. La musique servait de guide tout au long de l’événement, accompagnant les slides et chaque nouvelle séquence. » Et de conclure : « La musique rythme et donne des répères aux participants d’une réunion. »

A SAVOIR : Mozart stimule l’attention et la créativité

mozartSans aller jusqu’aux plus fervents disciples du professeur Alfred Tomatis, qui considéraient qu’écouter du Mozart contribuait à augmenter le QI des enfants, nombreux sont aujourd’hui ceux qui reconnaissent les effets positifs que produisent certaines de ses créations, dont les fréquences sont très hautes (aiguës), sur ceux qui les écoutent.

En clair, les sonates et autres compositions pour flûte, harpe, violon et hautbois auraient des effets positifs sur le cerveau humain, stimulant l’attention et la créativité. Ces vertus stimulantes sont également prêtées aux créations de Vivaldi, Teleman, Haendel et Bach.